Gastroentérologie

Dépendance alcoolique - Unité intégrée d'hépatologie

Nous proposons, au sein de cette unité, un programme de prise en charge pluridisciplinaire et spécifique des personnes souffrant de problèmes liés à une consommation d’alcool considérée comme invalidante, que ce soit au niveau social, professionnel, psychologique et/ou physique.

Ce programme de soins s’adresse à des patients qui ont besoin d’un encadrement, mais qui ne souhaitent pas une hospitalisation longue. Ils y sont pris en charge par une équipe composée, entre autres, de gastroentérologues et de psychologues.

Afin d’offrir les meilleures chances de réussir son sevrage, nos services de gastroentérologie, de psychiatrie et de psychologie clinique ont mis au point un programme de soins spécifique calqué sur celui des Cliniques universitaires Saint-Luc, jusqu’alors unique en Belgique.
 

Clinique CHC MontLégia

Dr Boris BASTENS

Gastroentérologue

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Laure-Line LEROY

Psychologue clinicien

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Amanda ORSINI

Assistante sociale

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Un programme de soins sur 3 semaines


Notre programme s’adresse aux patients qui ont besoin d’un encadrement sans aller toutefois jusqu’à une hospitalisation en psychiatrie. L’équipe les accompagne dans la compréhension de leur problématique et pour mettre en place un réseau d’aide.

L’inscription est précédée d’un entretien de préadmission mené par le gastroentérologue et/ou la psychologue. Ce premier contact permet d’apprécier la motivation du patient et décider s’il peut intégrer le projet. Au terme du programme, nous mettons en place une orientation thérapeutique en discussion avec le patient et nous continuons de le suivre, en collaboration notamment avec d’autres acteurs spécialisés dans la prévention des dépendances, comme l’ASBL liégeoise Nadja ou le Centre Alfa.

Ce programme de soins, qui s’étale sur 3 semaines, a pour objectifs principaux:

  • l’évaluation générale et interdisciplinaire de la problématique d’alcool
  • la mise en avant des circonstances de la consommation et la prise de conscience de ses conséquences psychiques et physiques
  • la mise en œuvre de projets sur le long terme

semaine 1 (toujours du lundi au lundi)
Le patient est hospitalisé au sein de l’unité de gastroentérologie de la Clinique CHC MontLégia. Un bilan médico-psycho-social est réalisé et un protocole de sevrage entamé si nécessaire. Le patient rencontre l’équipe pluridisciplinaire: gastroentérologue, psychologue, éventuellement assistante sociale, diététicienne...

semaine 2
Le patient rentre chez lui. Le but est d’éviter une trop longue coupure avec son environnement quotidien et de le confronter à ses conditions de vie habituelles et aux circonstances dans lesquelles il consomme de l’alcool, puis d’en discuter avec l’équipe lors de la deuxième semaine d’hospitalisation.

semaine 3
Retour à l’hôpital. L’équipe peut rencontrer un proche du patient s’il le souhaite. La psychologue décide avec le patient l’instauration d’une stratégie de maintien de l’abstinence.
 

Pratiquement


Information ou demande de rendez-vous de préadmission
  • Laure-Line Leroy, psychologue: 0476 55 94 91
  • Dr Boris Bastens, gastroentérologue: 04 355 41 30 (secrétariat de gastroentérologie)
Groupe thérapeutique
Laure-Line Leroy: 0476 55 94 91
Estime de soi, affirmation de soi, gestion du stress, vivre avec ses émotions, pleine conscience...

Liens utiles
www.aide-alcool.be
www.centrealfa.be
www.nadja-asbl.be

 
Témoignage : "On est écouté, soigné, aidé, sans être jugé"

C’est un peu en désespoir de cause que Pierre (prénom d’emprunt) s’est présenté à notre unité intégrée d’hépatologie. Ce sont les soucis quotidiens causés par l’excès d’alcool et surtout de gros problèmes de santé qui m’ont décidé à agir. J’étais conscient que ça ne pouvait plus durer, que je devais absolument m’en sortir.

Je buvais le soir uniquement. Le lendemain, je me disais à chaque fois: c’est fini, j’arrête. J’ai fait plusieurs tentatives de sevrage en accord avec mon médecin traitant. J’ai essayé différents médicaments, sans le moindre résultat. Je ne voyais plus aucune solution, jusqu’à ce qu’on me propose ce programme. Jusqu’ici, ça marche. Je suis sevré depuis trois mois et demi.

Pierre a passé deux semaines à l’hôpital entrecoupées d’une semaine à la maison, où on est livré à soi-même pour voir si on est capable de gérer. Pendant l’hospitalisation, on n’est pas laissé seul dans sa chambre ; l’équipe s’occupe de vous en permanence. On est écouté, soigné, aidé, sans être jugé. C’est important.
L'alcool et vous. Petit test...
  • Avez-vous déjà constaté que vous n’étiez plus capable d’arrêter de boire une fois que vous aviez commencé?
  • Votre consommation d’alcool vous a-t-elle empêché de faire ce qui était normalement attendu de vous?
  • Après une période de forte consommation, avez-vous dû boire de l’alcool dès le matin pour vous remettre en forme?
  • Avez-vous déjà eu un sentiment de culpabilité ou des remords après avoir bu?
  • Un parent, un ami, un médecin ou un autre soignant s’est-il déjà inquiété de votre consommation d’alcool ou a-t-il suggéré que vous la réduisiez?

Si au moins trois de vos réponses sont positives, il est probable que pour vous, l’alcool soit une nécessité.

Quand l'alcool devient-il un problème?
L’Organisation mondiale de la santé recommande de limiter sa consommation quotidienne d’alcool à 3 verres chez l’homme et 2 verres chez la femme tout en observant 1 ou 2 jours d’abstinence par semaine. Au-delà, la dose est considérée comme néfaste pour la santé.

L’alcool devient problématique à partir du moment où il est addictif: on ressent une envie irrépressible d’en consommer, sans parvenir à se contrôler. On le voit également aux conséquences négatives sur la santé de la personne, sur sa vie familiale, sociale et professionnelle, sa situation financière... Son comportement change, elle devient irritable, ses émotions fluctuent de plus en plus. Les relations avec ses proches, qui n’en peuvent plus, deviennent compliquées.
Qu’est-ce qu’une consommation problématique?

(selon le DSM5, outil diagnostic)

On considère qu’une consommation est problématique lorsque le mode d’utilisation inadapté de l’alcool conduit à une altération du fonctionnement ou une souffrance cliniquement significative et est caractérisé par la présence de 3 (ou +) des manifestations suivantes, à un moment quelconque d’une période continue de 12 mois:

  • l’alcool est souvent pris en quantité plus importante ou pendant une période plus prolongée que prévu
  • il y a un désir persistant ou des efforts infructueux pour diminuer ou contrôler la consommation d’alcool
  • beaucoup de temps est consacré à des activités nécessaires pour se procurer l’alcool (ex.: déplacement sur de longues distances), à le consommer ou à récupérer de ses effets
  • craving ou désir urgent de boire de l’alcool
  • la consommation récurrente d’alcool empêche de remplir des obligations importantes au travail, à l’école ou à la maison
  • l’utilisation de l’alcool est poursuivie malgré les problèmes sociaux ou interpersonnels persistants ou récurrents, susceptibles d’avoir été causés ou exacerbés par l’alcool
  • des activités sociales, professionnelles ou récréatives importantes sont abandonnées ou réduites à cause de l’utilisation de l’alcool
  • l’utilisation de l’alcool est poursuivie malgré la connaissance d’un problème psychologique ou physique persistant ou récurrent susceptible d’avoir été causé ou exacerbé par l’alcool (ex.: poursuite de la consommation alors que l’on a un ulcère dû à l’alcool)
  • tolérance définie par l’un des symptômes suivants:
    • besoin de quantités notablement plus fortes d’alcool pour obtenir une intoxication ou l’effet désiré
    • effet notablement diminué en cas d’utilisation continue d’une même quantité d’alcool
  • sevrage caractérisé par l’une ou l’autre des manifestations suivantes:
    • syndrome de sevrage caractéristique de la substance: tremblements, sueurs, nausées et/ou vomissements, modifications des paramètres vitaux (hypertension artérielle, tachycardie, tachypnée, hyperthermie), risque de délirium tremens (hyperactivité du système nerveux autonome, désorientation, confusion, délire hallucinatoire et la survenue possible de crises convulsives)
    • la même substance (ou une substance très proche, comme de la benzodiazepine) est prise pour soulager ou éviter des symptômes de sevrage


Quelles sont les conséquences possibles?
Santé:

  • cirrhose
  • pancréatite aiguë/chronique
  • augmentation du risque de cancer ORL, oesophage, foie, sein...
  • problèmes cardiaques (HTA, cardiomyopathies)
  • problèmes neurologiques (troubles cognitifs, démence...)

Famille: couple, relations familiales...
Travail: avertissement, perte d’emploi...
Judiciaires: accident de la route, agressivité, violence...
Mentales: dépression, anxiété...

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